LA VIE AU VILLAGE

 

Le chant du vieux coq a retenti ce matin,

Dans les cases, résonnent les premières voix.

Le pagne noué à la hauteur des reins,

Les jeunes, hache à la main, vont couper le bois.

En cette saison sèche, prenant leur chemin,

Les jeunes filles très tôt, s'en vont au ruisseau

Laissant apparaître la moitié de leurs seins.

Préparant gibecières et sacs à dos,

Les hommes; après ue douche très chaude

Que les femmes, entonnant leur chant matinal,

Dans des cuves d'eau, ont chauffé avec du "miod"...

Rite des ancêtres en ce temps hivernal,

Le cor des guerriers annoncera la chasse 

En plein coeur de la forêt équatoriale.

Singes et boas en rempliront les nasses

Qu'ils dépèceront dans l'at d'un joyeux cérémonial!

Les vieux, pipe à la main, font des incantations.

Les robustes au pas cadencé, vont dans les champs.

Les cris fusent déjà au travers des cloisons,

Les enfants attendent patients,leur bain moussant :

Mélange de palmes et d'écorces séchées.

Ils célèbreront leur entrée commes des acteurs,

En cmmençant pas le jeu "zéva ma gnawè"

Et les familles revivront, d'heure en heure,

Le tic tac de l'active vie du village :

Les cliquetis clochetant dans les marmites,

Les coups sur les arbres signant l'abattage,

Le clappotement de l'eau par les fillettes

En apprenties face à leus rôles féminins.

Comme à l'accoutumée,des gars iront grimper

Sur les longues lianes préférées des singes.

Le chien hurlant aura reçu son coup de pied...

Et quand le soir ramènera son cortège, 

En colonne groupée; ils reprendront le train train

Fini le bruit et calmé le manège;

La cour rentrera dans un silence serein.

Criquets et lucioles sous un ciel étoilé, 

Crépiteront de mélodies dans des lueurs

Que seuls les rêves d'ivresse ensoleillés, 

Transformeront en ronde de neuf danseurs!